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Bannière cookies conforme : ce que la CNIL attend vraiment

Refuser aussi simplement qu'accepter, aucun traceur avant le choix, un choix retenu et modifiable : les règles d'une bannière cookies conforme, et quand on peut s'en passer.

Par Équipe Forge3 min de lecture

La bannière cookies est souvent ajoutée à la hâte, avec un gros bouton « Accepter » et un lien « Paramétrer » perdu en bas. C'est précisément ce que la CNIL sanctionne. Les règles sont pourtant simples à respecter.

Faut-il une bannière ?

Uniquement si votre site dépose des traceurs soumis au consentement : publicité, réseaux sociaux intégrés, la plupart des outils de statistiques. Un site qui n'utilise que des cookies techniques (panier, session, langue) n'a pas besoin de demander l'accord. Certains outils de mesure d'audience peuvent aussi être exemptés s'ils sont configurés selon les conditions publiées par la CNIL. Dans ce cas, pas de bannière : une simple information dans la politique de confidentialité suffit.

Les règles d'une bannière conforme

  • Aucun traceur avant le choix : les scripts concernés ne se chargent qu'après un accord explicite.
  • Refuser aussi simplement qu'accepter : un bouton « Tout refuser » au même niveau et de même poids visuel que « Tout accepter ».
  • Une information claire : à quoi servent les traceurs, qui les dépose, et un lien vers le détail.
  • Pas de consentement forcé : continuer à naviguer ou fermer la bannière ne vaut pas accord.
  • Un choix retenu, puis redemandé : la CNIL recommande de conserver le choix, y compris un refus, pendant une durée raisonnable (six mois est la durée citée en exemple) avant de reposer la question.
  • Un choix modifiable à tout moment : un lien « Gérer les cookies » accessible depuis chaque page, souvent dans le pied de page.

L'accessibilité compte aussi

La bannière doit pouvoir être utilisée au clavier, être lue par un lecteur d'écran et ne pas masquer tout le contenu sur mobile. Une bannière qui piège le focus ou cache le bouton de refus pose à la fois un problème juridique et un problème d'accessibilité.

Et techniquement ?

Le plus robuste est que vos scripts de statistiques ou de publicité n'existent pas dans la page tant que le consentement n'est pas donné, puis qu'ils soient chargés en réponse à un événement de consentement. Gardez une trace du choix pour ne pas reposer la question à chaque page.

Les pièges les plus courants

  • Le bouton de refus caché derrière « Paramétrer » ou dans un lien gris : c'est le motif de sanction le plus fréquent.
  • Les cases précochées dans le panneau de paramétrage : le consentement doit venir d'une action de la personne.
  • Les vidéos et cartes intégrées qui déposent des traceurs dès l'affichage : remplacez-les par une image et un bouton qui ne charge le service qu'au clic.
  • Une bannière identique sur toutes les langues mais traduite à moitié : l'information doit être compréhensible.
  • Un refus qui n'est pas mémorisé : redemander à chaque page revient à forcer la main.

Vérifier sa bannière en cinq minutes

Ouvrez votre site dans une fenêtre de navigation privée, avec les outils de développement du navigateur. Avant de cliquer sur quoi que ce soit, regardez l'onglet des cookies et des requêtes réseau : aucun service de statistiques ou de publicité ne doit apparaître. Cliquez sur « Tout refuser », naviguez sur trois pages, puis vérifiez de nouveau : toujours rien. Enfin, rouvrez le panneau depuis le lien du pied de page et changez d'avis : le site doit respecter ce nouveau choix sans recharger de traceurs refusés.

Pour aller plus vite

Nos bannières cookies appliquent ces règles : refus aussi simple que l'acceptation, choix par finalité, mémorisation et lien de gestion, en HTML, React et WordPress. Nos templates de site intègrent déjà la leur.